Est-il dangereux de recruter des meilleurs que soi ? (1/2)

Sur son site, François Ziserman mets le doigt sur un dilemme intéressant en matière de recrutement : si on recrute des meilleurs que soi, on risque de voir sa propre performance remise en question. Si on recrute des plus mauvais que soi, à terme, on tire les compétences de son service (ou de son entreprise) vers le bas…

Petite illustration avec le monde des universitaires (les fameux enseignants-chercheurs) :

Quand la commission chargée de recruter les nouveaux professeurs de l’université se réunit, elle statut en grande partie sur la qualité des travaux publiés par le candidat. En effet, un des critères essentiels pour évaluer la performance d’un enseignant-chercheur est le nombre de publications qu’il obtient dans des revues prestigieuses.
Le dilemme auquel est confronté chaque professeur titulaire est alors le suivant :

  • Intérêt de l’université : si je recrute le meilleur, ses étudiants auront des cours d’excellente qualité et ses travaux participeront au rayonnement de mon université dans le monde.
  • Intérêt personnel : s’il publie trop d’excellents articles, on va s’apercevoir que moi je publie assez peu et dans des revues de seconde zone. A terme, je risque de perdre toute ma crédibilité et je vais me retrouver à la porte !

Comment les universités ont-elles choisi de résoudre ce dilemme, sachant que l’intérêt personnel prime souvent sur l’intérêt général ? Grâce aux tenures, autrement dit le principe de l’emploi à vie ! Car avec un emploi à vie, aucun risque de me voir mis à la porte et je peux donc recruter de meilleurs que moi sans crainte…


Oui mais voilà, dans l’entreprise l’emploi à vie n’est pas possible ! Alors, comment faites-vous ?


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101 conseils en marketing (gratuits)

L’édition 2008 de Marketing Wisdom est sortie !

Tous les ans, Marketing Sherpa, un éditeur spécialisé en marketing dont les contenus sont plébiscités par les plus grands experts (bon nombre de professeurs de Harvard utilisent les études de cas de Sherpa pour leurs cours), vous donne gratuitement accès à plus de cent conseils innovants en marketing !

Cette année l’accent est évidemment mis sur les nouvelles technologies (web 2.0, voire 3.0) mais diverses techniques du marketing traditionnel sont également passées en revue.

Grâce aux idées développées sous la forme d’histoires courtes et faciles à lire (101 idées en une trentaine de pages), l’e-book de Marketing Sherpa est un outil de travail idéal pour les managers pressés voulant allier plaisir et performance !

A mettre entre toutes le mains…


Renseignez le formulaire pour acéder au Marketing Wisdom for 2008 !


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La wikinomie : incompétents, tremblez !

Je vous parlais il y a quelque temps de la wikinomie dans laquelle nous entrons progressivement : une économie basée sur la collaboration de masse qui, si elle offre de nombreuses opportunités aux entreprises, fait également peser sur elles des risques jusqu’alors inédits !
Petit exemple de ces forces auxquelles vous serez bientôt confrontés à travers le cas des sociétés de e-commerce :

Tous les jours un nouveau site de e-commerce apparaît sur la toile : offrant encore plus de choix que les précédents, à des prix encore plus serrés, avec des services encore plus complets… Evidemment, avec un nombre de vendeurs qui explose, difficile pour le client de s’y retrouver ! Comment alors évaluer la qualité de prestation offerte par un site marchand avant de lui confier son argent ? En se renseignant auprès d’anciens acheteurs bien sûr ! Et c’est là qu’Internet devient intéressant : en permettant au plus grand nombre de s‘exprimer rapidement et simplement, le net donne la possibilité à chacun de se faire une opinion claire d’après les avis des clients qui l’ont précédé.

Et les consommateurs ne se font plus prier pour donner leur avis : que ce soit sur des sites personnels comme le Blog de Pierre qui attire des milliers de lecteurs et sur lequel Pierre partage régulièrement ses mésaventures avec des e-commerçants (voir ou ici), ou sur des sites comme Ciao.fr qui proposent des comparatifs de sites marchands d’après les opinions exprimées par les visiteurs.

C’est ce qui me fait dire que contrairement à ce qu’avance Prescott et Williams dans leur fameux Wikinomics, ce n’est pas la masse qui fait la nouvelle économie, mais au contraire le haut degré d’individualisation ! Contrairement à ce qui se faisait jusqu’alors, le pouvoir n’est ni concentré entre les mains de quelques uns, ni dilué dans le nombre : il est entre les mains de chaque individu !

De quoi bouleverser la politique commerciale de bon nombre d’entreprises !
Et vous, comment garantissez-vous la satisfaction de vos clients ? et, surtout, comment réagissez-vous face à un client mécontent ?



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RH sans scrupule : quand l'entretien d’embauche vire à l'espionnage !

Anne vient juste d’avoir 30 ans, diplômée d’une prestigieuse école de commerce elle a décidé de donner un nouvel élan à sa carrière en quittant Procter & Gamble où elle exerce comme chef de produit depuis la fin de ses études. Avec l’expérience qu’elle peut faire valoir, pas difficile de décrocher des entretiens et notamment chez la concurrence ! Oui, mais voilà : elle finit par se demander si elle n’enchaînerait pas davantage les entretiens d’espionnage que les entretiens d’embauche…

Au début, Anne était flattée de passer tant de temps à parler des projets dont elle avait la responsabilité et à évoquer, en détail, ceux que sa direction était sur le point de lui confier. Cependant, assez rapidement, elle s’aperçoit que les recruteurs semblent moins intéressés par sa personnalité et ses compétences que par les prochains lancements de Procter & Gamble. Après avoir passé des entretiens chez la plupart des leaders de la grande consommation, entretiens longs et parfois multiples, elle se décourage de voir ces entreprises vraiment désireuses d’embaucher…


Et Anne a raison de se poser cette question ! Il semble en effet qu’elle soit victime d’une pratique qui se répand comme une traînée de poudre dans l’univers des RH : les « entretiens espions » !

Moyen simple et peu coûteux de faire de la veille concurrentielle, les « entretiens espions » reposent sur un rapport de force en défaveur du candidat : pour se vendre au meilleur prix, ce dernier est souvent prêt à faire de l’excès de zèle, quitte à évoquer avec son recruteur des sujets totalement confidentiels…


Sans scrupule les RH ?



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Les jeunes n’aiment pas l'entreprise !? Rien n'est moins sûr...

Connaissez-vous l’association Positive Entreprise, qui réclame la réforme des programmes d’économie au Lycée au motif que ces derniers seraient « anti-business » à tendance marxiste ?

Il est en effet fréquent depuis plusieurs années de tenter d’expliquer la (toute relative) faible prospérité économique française par la mauvaise image dont jouiraient en France les entreprises et leurs dirigeants. Si l’on fait le choix (discutable) d’être d’accord avec ce constat, reste à répondre à une question : d’où vient cette image négative de l’entreprise ?

Selon certains, comme Positive Entreprise, ce serait dès le lycée, et plus particulièrement en option économique et sociale (ES), que le poison commencerait à s’insinuer dans les esprits… Les programmes scolaires du lycée donneraient en effet une mauvaise image de l’entreprise aux jeunes et mériteraient, à ce titre, d’être réformés !?

Rien n’est pourtant moins sûr au regard d’une étude paradoxalement publiée par Positive Entreprise, qui montre que 74% des 15-29 ans ont une opinion très bonne (6%) ou plutôt bonne (68%) des entreprises en général.


Et oui, contrairement à ce qu’on entend parfois, dans une large majorité les jeunes aiment l’entreprise !


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Louis Schweitzer reconcilie ethique et performance !

Louis Schweitzer, président du conseil d'administration de Renault et président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), donne une interview particulièrement intéressante aux Echos !

Interrogé sur la possibilité de demeurer fidèle à ses valeurs lorsqu'on dirige un grand groupe soumis à la brutalité du monde des affaires, le célèbre ex-chef d'entreprise affirme qu'"efficacité et éthique se rejoignent à long terme" !

Persuadé qu'une entreprise éthique aura plus de facilité à attirer puis retenir ses collaborateurs et à séduire et fidéliser ses consommateurs, il défend les pratiques "d'éthique, de transparence et de crédibilité". Pourtant loin d'être naïf, Louis Schweitzer reconnaît que certains comportements peu scrupuleux sont inévitables dans l'entreprise, il appartient donc, selon lui, à la direction de "professionnaliser fortement la gestion des ressources humaines" pour les pallier.

Et vous, quelle éthique pour votre entreprise ?

Retrouvez l'intégralité de l'interview ici.




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Un peu de désordre = beaucoup de profit(s) - E. Abrahamson & D. Freedman

Vous êtes bordélique ? Ne changez rien ! Tel est le message de cet ouvrage d’Abrahamson et Freedman qui déculpabilisera l’adepte du désordre qui sommeille en vous.

Car contrairement à une idée reçue, le désordre peut être source de grande efficacité et de rentabilité.
L’idée défendue par les auteurs est simple : « à la différence de l’ordre, qui coûte cher sans être toujours payant, le désordre est rentable ». Prenez des entreprises comme Microsoft, Hewlett-Packard ou IBM, leur point commun ? Leur capacité à maîtriser la désorganisation ! Et combien de progrès scientifiques nés du désordre ? La découverte de la pénicilline, des plastiques conducteurs, l'observation du rayonnement fossile du Big Bang, la mise au point d’un traitement médical qui transforme des vibrations aléatoires en bain de jouvence.

Dans Un peu de désordre = beaucoup de profit(s), Abrahamson et Freedman nous expliquent comment mettre le désordre au service de notre performance tant personnelle que professionnelle !


Un peu de désordre = beaucoup de profit(s)
E. Abrahamson & D. Freedman
Editions d’Organisation, janvier 2008


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